
Brevo ou Positive User : 300 emails par jour face à 69 € par mois

Pour des envois modestes gérés en autonomie, Brevo est le point de départ le moins coûteux : son offre gratuite permet 300 emails par jour et le stockage de 100 000 contacts ; Starter débute à 7 € par mois. En face, la formule Campaigns de Positive User commence à 69 € par mois en facturation annuelle, avec un utilisateur et 5 000 emails mensuels inclus. Le choix dépend donc autant de la cadence des campagnes que du nombre de personnes qui utilisent la plateforme.
Pour un nouvel abonnement, c’est bien Positive User qu’il faut comparer à Brevo : la présentation de la transition depuis Sarbacane précise que les nouveaux comptes y sont créés, tandis que les clients historiques conservent leur application, leurs données et leurs tarifs. Une équipe qui veut surtout expédier des newsletters peut privilégier Brevo ; celle qui utilise les parcours automatisés, plusieurs canaux et un accompagnement défini doit chiffrer Positive User avec ses accès et ses volumes réels.
Sarbacane : une marque retirée, des contrats toujours actifs
Le Journal de la Tech situe le retrait commercial de la marque Sarbacane à fin mai 2026. Cela change le périmètre de la comparaison pour un acheteur : un ancien tarif Sarbacane peut encore correspondre au contrat d’un client existant, mais il ne décrit pas nécessairement l’offre proposée à une nouvelle entreprise.
La distinction compte aussi pour une entreprise déjà équipée. Garder son contrat Sarbacane et souscrire Positive User sont deux décisions différentes, avec des fonctions et des conditions tarifaires à comparer séparément. Une migration volontaire ne peut être évaluée sérieusement en remplaçant simplement le nom du logiciel dans un ancien devis.
Le prix d’entrée cache deux mesures différentes
Brevo sépare le nombre de contacts conservés du nombre de messages envoyés. Sa formule gratuite peut héberger une liste importante, mais une campagne adressée à toute cette liste le même jour rencontre le plafond quotidien. Starter supprime cette limite par jour ; ses paliers associent toutefois un volume mensuel à une capacité de stockage. Le premier palier payant, prévu pour 5 000 emails par mois, ne permet de conserver que 500 contacts : une grande base exige un palier adapté, même si elle reçoit peu de messages.
Chez Positive User, Campaigns admet des contacts illimités, mais inclut seulement 5 000 emails par mois. Son abonnement comprend des outils de campagne email, SMS et WhatsApp, des parcours prêts à l’emploi et un niveau d’accompagnement appelé Essential. Disposer des canaux dans la formule ne signifie pas que toute consommation sur ces canaux soit comprise dans le prix affiché. Les formules supérieures ajoutent des capacités et des utilisateurs, mais leur premier volume d’emails inclus reste lui aussi à 5 000 par mois.
Les prix d’appel ne sont donc pas directement interchangeables. Celui de Positive User est exprimé par mois avec une facturation annuelle ; celui de Brevo correspond au premier palier de volume. Pour comparer deux propositions, il faut conserver le même nombre de contacts, la même quantité d’emails, les mêmes accès et la même période de facturation. Les envois supplémentaires chez Positive User ne peuvent pas être chiffrés à partir du seul tarif public de Campaigns.
Petite liste quotidienne : la cadence favorise Brevo

Prenons un exemple hypothétique : une liste de 250 personnes reçoit un email chaque jour. Chaque campagne tient sous le plafond gratuit quotidien de Brevo. Sur un mois de 30 jours, cela représente 7 500 emails ; le total mensuel ne rend pas, à lui seul, la formule gratuite inadaptée. Chez Positive User Campaigns, le même rythme dépasse de 2 500 emails l’enveloppe mensuelle incluse.
Si la liste passe à 400 destinataires à joindre le même jour, le résultat change : il manque 100 envois pour rester dans la limite gratuite de Brevo. Répartir une campagne sur plusieurs jours ne convient pas toujours à un message lié à une date précise. Le premier palier Starter enlève le plafond quotidien, mais ses 5 000 emails mensuels ne couvriraient pas 400 envois chaque jour pendant 30 jours. Dans ce cas, les deux solutions demandent un volume supérieur à leur enveloppe d’entrée.
Grande base mensuelle : stocker ne suffit pas à envoyer
Autre exemple hypothétique : une organisation conserve 20 000 contacts et leur adresse une newsletter une fois par mois. Son besoin est de 20 000 envois concentrés sur une journée. Brevo Gratuit peut stocker cette liste, mais ne permet pas de lui expédier toute la campagne ce jour-là. Un palier Starter correspondant à la fois aux 20 000 envois mensuels et à cette taille de base est nécessaire ; son prix ne se déduit pas du tarif d’entrée à 7 €.
La capacité de stockage de Positive User Campaigns couvre cette même liste. En revanche, ses 5 000 emails mensuels inclus laissent 15 000 envois à financer pour la newsletter envisagée. Passer à Marketing Automation Suite pour ses fonctions ne règle pas mécaniquement ce besoin : son volume d’emails inclus reste identique. Le devis utile porte donc sur la campagne complète, et non sur le seul nombre de contacts que chaque outil accepte.
Cette différence devient sensible lorsque les campagnes sont irrégulières. Une organisation peut conserver sa base toute l’année et ne l’activer que certains mois ; chez Brevo, le palier payant lie alors stockage et volume d’envoi. Chez Positive User, les contacts illimités évitent ce palier de stockage dans Campaigns, mais l’enveloppe d’emails doit toujours couvrir les mois où la base est sollicitée.
Équipe multicanale : les accès pèsent sur la facture

Dernier exemple hypothétique : trois personnes préparent ensemble des campagnes totalisant 5 000 emails par mois et utilisent aussi des automatisations. Campaigns inclut un utilisateur ; ses deux accès supplémentaires, affichés à 69 € chacun par mois en facturation annuelle, portent le montant théorique à 207 € par mois, avant d’éventuelles autres consommations. Ce calcul n’attribue aucune valeur fictive aux SMS ou à WhatsApp : leur usage doit être détaillé dans la proposition commerciale.
Si l’équipe a besoin des fonctions propres à Marketing Automation Suite, le point de départ est différent. Cette formule est affichée à 199 € par mois en facturation annuelle avec deux utilisateurs inclus ; un troisième accès à 99 € porte le scénario à 298 € mensuels, hors suppléments éventuels. Elle ajoute notamment le suivi des visiteurs, une segmentation plus avancée et l’accompagnement Premium. Payer ce niveau pour le seul envoi d’une newsletter reviendrait à financer des capacités que le scénario n’emploie pas.
Brevo Standard commence à 17 € par mois pour 5 000 emails et 500 contacts. Pour trois accès marketing, deux accès additionnels à 10 € chacun donnent un minimum théorique de 37 € mensuels, tant que ce premier palier de contacts suffit. Une base plus grande relève d’un autre palier ; l’assistance prioritaire par email et l’automatisation plus étendue font partie de Standard, tandis que les consommations sur d’autres canaux se calculent séparément.
Le critère décisif pour cette équipe est la valeur des fonctions et du service effectivement utilisés. Brevo laisse dimensionner séparément le volume, les contacts et les accès marketing. Positive User facture d’emblée une suite avec un niveau d’accompagnement, puis ajoute des accès selon la formule choisie. À volume identique, la différence de prix peut donc rémunérer un périmètre de travail plus large ; elle ne mesure pas seulement le coût d’expédition d’un email.
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