
Comment choisir entre Brevo et Mailjet sans se tromper de palier

Pour une newsletter, choisissez le forfait en croisant trois données : la taille de la liste, le nombre d’emails envoyés le même jour et le total mensuel. Brevo peut convenir à une campagne qui reste sous sa limite quotidienne gratuite ; Mailjet Starter devient intéressant lorsqu’une liste plus large reçoit des envois peu fréquents. Si vous avez besoin d’automatisations ou d’un travail à plusieurs, le premier prix affiché ne suffit plus à départager les offres.
Les conditions des forfaits Brevo prévoient 300 emails par jour et jusqu’à 100 000 contacts stockés en Gratuit ; Starter commence à 7 € par mois pour 5 000 emails et 500 contacts, tandis que Standard commence à 17 € pour le même volume. La grille de Sinch Mailjet prévoit 6 000 emails par mois, 200 par jour et 1 000 contacts en Gratuit ; Starter coûte 8 € HT par mois pour 8 000 emails et 2 000 contacts, Essentiel commence à 18 € HT et Premium à 27 € HT. Ces seuils expliquent pourquoi deux newsletters de même volume mensuel peuvent exiger des forfaits différents.
Compter la campagne entière, pas seulement le mois
Une édition envoyée à 300 abonnés représente 300 emails. Quatre éditions identiques représentent 1 200 emails sur le mois, mais chacune atteint la limite quotidienne gratuite de Brevo et dépasse celle de Mailjet. Le jour d’envoi est donc aussi décisif que le cumul mensuel. Échelonner une campagne sur plusieurs jours modifierait ce calcul, à condition que ce rythme convienne réellement à la publication.
Le nombre de contacts intervient séparément. Avec les petits paliers payants de Brevo, 5 000 emails mensuels autorisent 500 contacts, 10 000 emails en autorisent 1 500 et 15 000 emails en autorisent 2 500. Une liste de 2 000 personnes oblige ainsi à sélectionner la tranche de 15 000 emails, même si elle ne reçoit que 8 000 messages dans le mois. Chez Mailjet, Starter accepte 2 000 contacts et Essentiel supprime ce plafond : le besoin de segmentation peut néanmoins faire passer à Essentiel avant que le volume ne l’exige.
Quatre scénarios de prix et de cadence

Calculs selon les prix publiés consultés le 5 novembre 2026, en euros par mois, hors TVA, sans remise annuelle ni option. Chaque scénario est hypothétique : une édition est envoyée en une journée et les messages transactionnels éventuels ne sont pas ajoutés. Les montants indiquent le forfait compatible avec les contacts, le volume et les fonctions retenus ; lorsqu’un prix de tranche n’est pas publié dans la documentation officielle accessible, il reste à confirmer dans le configurateur.
- Campagne de 300 contacts, quatre fois par mois. Cela représente 1 200 emails mensuels et 300 le jour de chaque édition. Brevo Gratuit revient à 0 € : la campagne atteint exactement son plafond quotidien. Mailjet Gratuit s’arrête à 200 envois par jour ; Starter revient à 8 € HT par mois. Une réserve de croissance, même modeste, ferait aussi sortir ce scénario du gratuit de Brevo.
- Campagne de 500 contacts, quatre fois par mois. Les 2 000 emails mensuels restent sous les deux quotas mensuels, mais 500 envois le même jour dépassent les plafonds gratuits. Brevo Starter couvre cette liste et ce volume pour 7 € par mois ; Mailjet Starter les couvre pour 8 € HT. Ici, le passage au payant est causé par la pointe quotidienne.
- Campagne de 500 contacts, huit fois par mois, avec automatisation sans plafond de contacts. Les 4 000 emails mensuels tiennent dans le premier palier Standard de Brevo, à partir de 17 € par mois. Pour obtenir les automatisations dans la gamme Mailjet, il faut Premium, à partir de 27 € HT par mois. Ces prix comparent l’accès à la fonction et au volume requis, sans supposer que les deux éditeurs proposent des parcours identiques.
- Campagne de 2 000 contacts, quatre fois par mois. Les 8 000 emails mensuels et les 2 000 destinataires d’une édition correspondent exactement à Mailjet Starter, à 8 € HT par mois. Chez Brevo, Starter doit passer à la tranche de 15 000 emails pour accueillir cette liste. Son montant précis n’est pas donné dans la documentation officielle accessible : le seuil nécessaire est établi, mais l’écart de prix actuel ne peut pas être chiffré à partir de ce seul tarif d’entrée.
Ces calculs portent sur des campagnes seules. Des confirmations de commande ou des notifications envoyées depuis le même compte consommeraient également des emails et pourraient faire franchir un quota mensuel. Le scénario de 2 000 contacts laisse, par exemple, aucune marge d’envoi dans Mailjet Starter si les quatre campagnes utilisent exactement ses 8 000 emails.
L’automatisation déplace le seuil fonctionnel
Le premier palier payant n’est pas nécessairement le premier qui répond au besoin marketing. L’essai de Brevo par TechRadar décrit des parcours déclenchés par une inscription, un achat ou une visite du site. Les formules Gratuit et Starter limitent l’automatisation marketing à 2 000 contacts ; Standard retire cette limite et ajoute les tests A/B, des rapports avancés et une page de destination. Une petite liste peut donc rester sur une formule d’entrée pour un parcours simple, tandis qu’une automatisation destinée à davantage de contacts change le palier à comparer.
Dans la gamme Mailjet, Essentiel apporte les contacts illimités et la segmentation, mais les automatisations figurent dans Premium. Pour une newsletter adressée à une grande base sans séquence déclenchée, payer Premium uniquement pour sa capacité d’envoi n’a pas de sens si Essentiel couvre déjà le volume. À l’inverse, une série de messages conditionnée par les actions des abonnés appelle une comparaison entre Standard et Premium, avec le parcours souhaité comme critère principal. Le prix mensuel ne mesure pas à lui seul la souplesse des conditions et des branches disponibles.
Collaboration et transactionnel ne demandent pas le même palier

La préparation collective d’une campagne est un motif distinct de montée en gamme. L’essai de Mailjet par TechRadar décrit une coédition en temps réel, avec commentaires et verrouillage de sections, tout en jugeant ses automatisations moins élaborées que celles de Brevo. La gestion d’équipe et de compte figure dans Premium. Dans Standard de Brevo, les accès marketing supplémentaires sont proposés en option : une équipe doit donc intégrer leur coût au forfait envisagé.
Pour les emails transactionnels, la présence d’une API ou d’un relais SMTP ne signifie pas qu’il faut immédiatement une formule supérieure. L’offre gratuite de Mailjet comprend API, SMTP et webhooks ; celle de Brevo comprend aussi les emails transactionnels. Le calcul redevient celui des envois : une application qui expédie confirmations et notifications le même jour qu’une newsletter peut dépasser la limite gratuite, même avec une petite audience marketing. Il faut également distinguer l’accès technique nécessaire à l’application des droits donnés aux personnes qui créent les campagnes.
Le support peut justifier un autre forfait
Le canal d’assistance compte davantage lorsqu’une interruption touche des messages attendus par les utilisateurs. Côté Brevo, l’offre gratuite comprend un support par email, Standard une assistance prioritaire par email et Pro ajoute le téléphone. Côté Mailjet, l’assistance en ligne des offres Gratuit et Starter est limitée au premier mois ; Essentiel la maintient, Premium ajoute une priorité et l’offre personnalisée prévoit un chargé de compte technique dédié. Le coût du palier pertinent dépend ainsi aussi du délai et du type d’aide dont l’activité a besoin.
Pour arrêter un choix, partez du plus gros envoi prévu en une journée, ajoutez tous les emails du mois, puis retenez le premier palier qui accepte la liste et les fonctions indispensables. Cette méthode peut conduire au gratuit pour une newsletter de 300 contacts chez Brevo, à Starter chez Mailjet pour 2 000 contacts et 8 000 envois, ou à des formules supérieures dès que l’automatisation et le travail en équipe deviennent déterminants.
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