Brevo ou MailerLite : le volume compte plus que la taille de la liste

|Auteur: Équipe éditoriale de QUASA|6 min de lecture| 1
Brevo ou MailerLite : le volume compte plus que la taille de la liste

Brevo convient généralement mieux à une liste importante qui reçoit peu de campagnes, surtout si les abonnés sont aussi des prospects à suivre. MailerLite convient davantage à une activité centrée sur la newsletter, les pages d’inscription et la vente de contenus. La structure des offres Brevo lie les paliers payants au nombre d’emails envoyés, tout en limitant les contacts stockés sur les premiers paliers.

Chez MailerLite, le nombre d’abonnés actifs pèse directement sur la facture. Sa grille tarifaire fixe aussi un quota d’envoi à l’offre Comfort, tandis que Power prévoit des envois mensuels illimités sous réserve d’un usage raisonnable. La bonne comparaison associe donc la taille de la base, la fréquence des campagnes et les messages déclenchés par les automatisations.

Quatre listes et fréquences, quatre calculs

Les montants qui suivent sont des prix mensuels indicatifs hors taxes, sans remise annuelle. Le relevé tarifaire de Klarpick du 3 septembre 2026 donne les paliers en euros utilisés ici pour Brevo Starter et MailerLite Comfort. Chaque profil est hypothétique : tous les abonnés reçoivent chaque édition le même jour, et le calcul exclut les emails automatisés ainsi que les options payantes.

  • 200 abonnés, une édition mensuelle : la campagne représente 200 emails. Elle tient dans les offres gratuites des deux services, soit 0 € d’abonnement. Cette égalité disparaît si la liste ou les autres envois franchissent les limites gratuites.
  • 500 abonnés, quatre éditions mensuelles : les campagnes représentent 2 000 emails. Le palier Brevo Starter correspondant coûte 7 € par mois ; MailerLite Comfort revient à 11 €. La gratuité de Brevo ne permettrait pas d’adresser toute la liste le même jour, car son quota est quotidien.
  • 2 500 abonnés, une édition mensuelle : les campagnes représentent 2 500 emails. Brevo Starter passe à 21 € par mois, contre 29 € pour MailerLite Comfort. Chez Brevo, ce prix vient du plafond de contacts du palier inférieur : la faible fréquence d’envoi ne suffit pas à conserver le tarif de départ.
  • 10 000 abonnés, quatre éditions mensuelles : les campagnes représentent 40 000 emails. Le palier Brevo Starter relevé coûte 41 € par mois ; MailerLite Comfort, 79 €. Pour la même liste limitée à une seule édition mensuelle, le relevé place Brevo à 28 € : sa dépense augmente quand la fréquence quadruple, même si la base ne change pas.

Ces montants comparent des abonnements d’emailing, pas des fonctions identiques. Une séquence de bienvenue ou une relance ajoute un email pour chaque destinataire concerné. Sur Brevo, ce volume peut imposer un palier d’envoi supérieur ; sur MailerLite Comfort, il consomme le quota attaché au palier d’abonnés. Une campagne adressée à une partie seulement de la liste doit, elle, être calculée avec ses destinataires réels plutôt qu’avec toute la base.

La gratuité bloque à des endroits différents

Brevo Gratuit accepte une base bien plus large que celle de MailerLite Gratuit, mais son plafond de 300 emails par jour rend difficile une campagne simultanée destinée à plusieurs centaines de personnes. Répartir les envois dans le temps peut convenir à des messages individuels ou à de petits segments ; cela change en revanche la manière de publier une newsletter destinée à arriver le même jour.

La mise à jour de l’offre gratuite MailerLite du 16 juin 2026 a ramené sa limite à 250 abonnés actifs et 2 500 emails mensuels. Elle autorise jusqu’à trois automatisations, une page d’atterrissage et un produit numérique. Si le plafond d’abonnés est dépassé, les campagnes et les automatisations sont suspendues jusqu’à la réduction de la liste ou au passage à une offre payante. Une petite liste qui publie souvent peut donc buter sur les envois ; une liste qui grandit lentement peut atteindre d’abord le plafond d’abonnés.

Les automatisations changent le palier utile

Le prix de Brevo Starter calculé pour les newsletters ne suffit pas à chiffrer un parcours destiné à toute une grande base. L’automatisation marketing de Gratuit et de Starter concerne jusqu’à 2 000 contacts ; Standard retire cette limite. Pour une activité qui accueille automatiquement chaque nouvel inscrit, puis relance une grande partie de ses contacts, le nombre de personnes admises dans les parcours compte autant que le quota d’emails. Les messages effectivement déclenchés consomment aussi des envois.

MailerLite raisonne autrement. Son offre gratuite permet trois automatisations actives et cinq étapes par parcours ; Comfort porte ces limites à 50 automatisations et 100 étapes, avec un quota mensuel d’emails égal à dix fois le plafond du palier d’abonnés. Power prévoit des automatisations et des envois mensuels illimités, selon les conditions de l’offre. Une newsletter régulière accompagnée d’un accueil simple peut tenir dans Comfort, tandis que plusieurs parcours de vente et des campagnes fréquentes peuvent rapprocher l’activité de son quota d’envoi.

Le nombre d’automatisations n’indique pas, à lui seul, leur coût réel. Un parcours envoyé une fois à chaque nouvel abonné consomme moins d’emails qu’une relance répétée à une grande partie de la liste. Pour comparer les offres, il faut additionner les campagnes prévues et les messages susceptibles de partir dans le même mois, puis vérifier séparément la limite de contacts ou de parcours actifs.

Quand le CRM Brevo évite un autre abonnement

Le CRM intégré de Brevo a une valeur concrète lorsque les contacts de la newsletter deviennent des dossiers commerciaux à suivre. Les fonctions Sales gratuites comprennent un pipeline et jusqu’à 50 opportunités ouvertes, ainsi que des tâches et des rappels. Une petite activité dont les ventes passent par quelques échanges peut alors gérer ses campagnes et le suivi de ses prospects dans la même plateforme, sans souscrire immédiatement à un CRM distinct.

Cette économie dépend de la façon de vendre. Si l’équipe a besoin de plusieurs pipelines, de davantage d’opportunités ouvertes ou de scénarios d’automatisation commerciale, le pack Sales Essentials devient une dépense supplémentaire ; Brevo l’affiche à 29 € par mois. MailerLite dispose de profils d’abonnés et d’outils de segmentation utiles aux campagnes, mais une vente qui exige des étapes de prospection et un suivi des opportunités appelle un outil commercial complémentaire. Son coût doit entrer dans la comparaison avec Brevo.

La vente de contenus favorise un autre ensemble de fonctions

Pour une activité éditoriale, MailerLite réunit la création de newsletters, les formulaires, les pages d’atterrissage, les newsletters payantes et la vente de produits numériques. Ces fonctions répondent directement au parcours qui va de l’inscription à l’achat d’un contenu. L’offre gratuite ne permet qu’un produit numérique actif ; Comfort en prévoit davantage. Le besoin de vendre plusieurs contenus peut ainsi justifier une offre payante avant même que la fréquence des newsletters ne l’exige.

Brevo devient plus intéressant lorsque la publication sert aussi à entretenir une relation commerciale suivie, ou lorsque la base reçoit peu de messages malgré sa taille. MailerLite garde l’avantage fonctionnel pour qui publie et vend surtout à ses abonnés, sans pipeline de prospection. Dans les deux cas, le prix pertinent est celui du palier qui couvre à la fois les contacts, les envois et les fonctions réellement utilisées.

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