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Adenot et Meir réparent l’ISS malgré une combinaison devenue moins mobile

|Auteur: Équipe éditoriale de QUASA|5 min de lecture| 22
Adenot et Meir réparent l’ISS malgré une combinaison devenue moins mobile

Le 1er septembre 2026, Sophie Adenot, astronaute de l’Agence spatiale européenne, et Jessica Meir, astronaute de la NASA, ont achevé une sortie extravéhiculaire de 6 h 49 à l’extérieur de la Station spatiale internationale. Elles ont installé un nouveau rétroréflecteur de navigation sur le module Harmony, remplacé une caméra haute définition et effectué des prélèvements microbiologiques, comme l’établit le bilan opérationnel de la NASA.

Les réparations prioritaires ont donc été menées à bien. Vers la fin de l’intervention, la mobilité du bras gauche de la combinaison d’Adenot s’est toutefois réduite : Meir a inspecté l’articulation avant que les deux astronautes regagnent le sas Quest, tandis que plusieurs tâches secondaires étaient reportées.

Une sortie de 6 h 49 entre Harmony et la poutre de l’ISS

La sortie US EVA-99 a officiellement commencé lorsque les astronautes ont placé leurs combinaisons sur leur alimentation autonome. Après avoir quitté le sas Quest, elles ont gagné des zones distinctes afin de travailler sur les deux équipements à remplacer.

  1. Adenot a rejoint le port avant du module Harmony pour retirer le rétroréflecteur défaillant et poser son remplaçant.
  2. Meir a utilisé Canadarm2 pour atteindre une caméra haute définition en panne sur la poutre de la station, puis l’a remplacée par une unité de secours.
  3. Adenot a prélevé des échantillons autour du sas et sur ses gants pour l’expérience MicroOrganisms.
  4. Meir a commencé à préparer une future intervention sur l’Alpha Magnetic Spectrometer, tandis que des câbles électriques, thermiques et de transmission de données étaient déplacés ou installés.

Le compte rendu de l’ESA sur EVA-99 confirme cette répartition des opérations et leur achèvement à 21 h 29, heure de Paris. Il s’agissait de la troisième sortie extravéhiculaire d’Adenot et de la septième de Meir.

Pourquoi les résidus gênaient l’aide à l’amarrage

Le nouveau rétroréflecteur d’Harmony renvoie un signal de navigation propre, contrairement à l’ancien dispositif couvert de résidus.

Le rétroréflecteur fixé à l’avant d’Harmony est une cible optique passive. Un véhicule visiteur dirige de la lumière vers cette cible, qui en renvoie une partie vers le capteur émetteur ; ce retour fournit un repère permettant au système de navigation d’évaluer la position relative du véhicule pendant le rendez-vous et l’approche du port d’amarrage.

La propreté de la surface est donc fonctionnelle, et non seulement esthétique. Selon le récit de Space.com consacré à la sortie, l’ancien réflecteur s’était couvert de résidus de propulseurs lors d’arrivées et de départs précédents. En masquant ou en diffusant une partie de la lumière, ce dépôt dégradait le retour optique sur lequel repose la détection de la cible.

Le réflecteur ne pilote pas lui-même le vaisseau et ne constitue pas l’ensemble du mécanisme d’amarrage. Son remplacement restaure un repère externe de la chaîne de navigation, particulièrement utile durant une phase où le véhicule doit mesurer précisément son déplacement par rapport à la station.

La caméra et les prélèvements ont également été traités

Jessica Meir remplace la caméra haute définition défaillante sur la poutre de l’ISS avec l’aide de Canadarm2.

La seconde réparation principale concernait la caméra haute définition Camera Port 3, installée sur la structure en treillis de l’ISS. Meir a libéré l’ensemble défaillant, puis posé la caméra de secours. L’opération rétablit un point de vue extérieur utilisé pour observer la station et ses activités.

La sortie comportait aussi une tâche scientifique. Adenot a frotté des surfaces proches du sas ainsi que ses gants avec le matériel de prélèvement de MicroOrganisms. L’expérience doit rechercher si des microorganismes sont rejetés par les évents du système de support-vie et déterminer jusqu’où ils peuvent se disperser sur les surfaces extérieures.

Meir a parallèlement commencé la préparation d’une future maintenance du radiateur de l’Alpha Magnetic Spectrometer, le détecteur de particules installé sur l’ISS. Cette préparation ne signifie pas que le radiateur a été remplacé pendant EVA-99 : l’intervention principale reste destinée à une autre sortie.

Un câble probablement coincé près de l’épaule gauche

Jessica Meir inspecte l’articulation du bras gauche de la combinaison de Sophie Adenot après une perte de mobilité.

Vers la fin de la sortie, Adenot a signalé une perte de mobilité au niveau de l’épaule gauche. Par précaution, le contrôle de mission lui a demandé d’attendre que Meir la rejoigne, puis de revenir avec elle vers le sas. Les comptes rendus ne décrivent pas une panne générale de la combinaison, mais une gêne mécanique localisée.

Près du sas, Meir a ouvert une partie de l’assemblage supérieur du bras afin d’examiner l’articulation. L’explication retenue pendant l’intervention était que le faisceau du chauffage du gant s’était probablement coincé entre l’isolation multicouche de l’épaule et l’articulation rotative, créant une résistance au mouvement. L’ouverture de la zone a semblé libérer le point de blocage avant la rentrée.

L’incident n’a donc pas empêché le remplacement du rétroréflecteur et de la caméra ni les prélèvements. Il a en revanche imposé un retour plus prudent et réduit la marge disponible pour les opérations non prioritaires, alors que le programme avait déjà pris du retard.

Trois objectifs terminés, plusieurs opérations reportées

À la fin d’EVA-99, le nouveau rétroréflecteur était installé, la caméra défaillante avait été remplacée et les prélèvements microbiologiques étaient réalisés. Une partie des câbles avait également été posée ou déplacée, et la préparation de la maintenance du spectromètre avait commencé.

Les derniers goujons de guidage prévus pour le futur remplacement du radiateur de l’Alpha Magnetic Spectrometer n’ont pas été installés. Les ingénieurs doivent définir une méthode pour terminer ce travail lors d’une prochaine sortie. Les câbles restants et d’autres tâches non critiques ont également été renvoyés à une intervention ultérieure.

Le résultat confirmé reste ainsi celui annoncé au retour dans Quest : Adenot et Meir ont réparé les deux équipements visés en priorité au cours de 6 h 49 passées à l’extérieur. Restent à préciser le calendrier des opérations différées et les conclusions techniques de l’examen du faisceau qui a vraisemblablement limité le mouvement de la combinaison.

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