
Payhip ou Sellfy : 580 $ de ventes peuvent inverser le choix

À 580 $ de ventes mensuelles, la formule gratuite de Payhip à 5 %, sans plafond de ventes, et le forfait Starter de Sellfy à 29 $ par mois, avec 0 % de commission de plateforme, coûtent chacun 29 $ en frais de plateforme. En dessous de ce volume, Payhip Gratuit revient moins cher ; au-dessus, Sellfy Starter prend l’avantage tant que les ventes restent dans la limite de son forfait.
Pour des ventes irrégulières, l’absence d’abonnement chez Payhip protège les mois creux. Pour des ventes régulières, le forfait fixe de Sellfy peut réduire la facture, puis perdre cet avantage lorsque son plafond impose de passer à Business. La TVA, les frais d’encaissement et les outils marketing peuvent aussi peser davantage que l’écart calculé sur les seuls frais de plateforme.
Ce que mesure le seuil de 580 $
Le calcul est 580 $ × 5 % = 29 $. Il compare un mois de ventes soumis aux frais de Payhip Gratuit avec un mois de Sellfy Starter payé mensuellement. Il ne suppose ni remise annuelle, ni coût de paiement identique, ni marge nette identique pour les deux boutiques.
Avec une facturation annuelle, Starter revient à l’équivalent de 22 $ par mois, payés dans le cadre d’un engagement annuel. Le point d’égalité avec Payhip Gratuit descend alors à 440 $ de ventes mensuelles : 5 % de 440 $ donnent 22 $. Ce seuil plus bas s’accompagne donc d’une dépense engagée pour l’année, même si les ventes varient fortement d’un mois à l’autre.
Payhip offre deux autres façons de répartir le coût : Plus à 29 $ mensuels auxquels s’ajoutent 2 % des ventes, et Pro à 99 $ mensuels sans commission de plateforme. Gratuit et Plus se rejoignent vers 966,67 $ de ventes par mois ; Plus et Pro, à 3 500 $. Ces points d’égalité résultent des tarifs indiqués, et non d’une prévision sur les ventes d’une boutique.
Sept volumes de ventes, plusieurs changements de gagnant
Les exemples suivants sont conditionnels : le même chiffre d’affaires est réalisé chaque mois pendant douze mois, Sellfy est payé au mois et chaque service est comparé avec son forfait admissible le moins cher. Seuls les frais de plateforme figurent dans les montants ; TVA, frais de paiement et coût éventuel des produits imprimés restent à part.
- 300 $ par mois : Payhip Gratuit coûte 15 $, contre 29 $ pour Sellfy Starter. Payhip est moins cher.
- 580 $ par mois : les deux formules coûtent 29 $. Le prix de plateforme ne les départage pas.
- 750 $ par mois : Payhip Gratuit coûte 37,50 $, contre 29 $ pour Sellfy Starter. Sellfy prend l’avantage.
- 900 $ par mois : Payhip Gratuit coûte 45 $. Maintenues pendant douze mois, ces ventes totalisent 10 800 $ et dépassent la limite de Starter ; Sellfy Business coûte alors 79 $ par mois. Payhip redevient moins cher.
- 2 500 $ par mois : Payhip Plus et Sellfy Business coûtent chacun 79 $.
- 3 000 $ par mois : Payhip Plus coûte 89 $, contre 79 $ pour Sellfy Business. Sellfy repasse devant.
- 4 500 $ par mois : Payhip Pro coûte 99 $. À ce rythme, les ventes sur douze mois dépassent la limite de Business et Sellfy Premium coûte 159 $ par mois ; Payhip est moins cher.
La comparaison produit ainsi plusieurs inversions, parce qu’un pourcentage progresse avec chaque vente tandis qu’un abonnement reste fixe à l’intérieur de son palier. Elle décrit une activité stabilisée. Une boutique récente qui atteint 900 $ pendant quelques mois peut encore se trouver sous la limite de Starter : c’est son total réel sur la période retenue, et non la simple multiplication d’un bon mois par douze, qui détermine son palier.
Le plafond Sellfy dépend des douze derniers mois
Les règles de plafond de Sellfy fixent Starter à 10 000 $ de ventes, Business à 50 000 $ et Premium à 200 000 $, calculés sur les douze derniers mois glissants. Le compteur ne repart pas de zéro au renouvellement de l’abonnement. À ventes mensuelles constantes, les deux premiers plafonds correspondent à environ 833 $ et 4 167 $ par mois.
Un dépassement ne ferme pas la boutique aux acheteurs. Le vendeur est invité à passer au forfait supérieur ; s’il ne le fait pas, des frais de dépassement de 2 % s’appliquent aux commandes reçues après le franchissement du seuil, jusqu’au changement de formule. Une campagne de lancement suivie de mois calmes peut donc produire un coût différent de celui d’une activité régulière, même lorsque les deux boutiques ont réalisé un chiffre d’affaires comparable sur une période plus longue.
Au-delà du plafond publié pour Premium, la comparaison ne peut plus utiliser un tarif Sellfy standard : une offre personnalisée est nécessaire. Les formules Payhip affichent, elles, un chiffre d’affaires illimité ; leur coût évolue selon la commission du palier choisi, jusqu’à disparaître sur Pro. Cette différence devient surtout visible lorsque la croissance oblige à changer de forfait Sellfy.
Les frais de paiement ne sont pas des frais de plateforme
Le 0 % de Sellfy concerne sa propre commission habituelle, pas l’encaissement par Stripe ou PayPal. Ces prestataires facturent aussi les transactions réalisées avec Payhip. Pour comparer le produit d’une vente, il faut distinguer l’abonnement, la commission de plateforme, les frais du prestataire de paiement et les taxes applicables.
Un taux d’encaissement unique serait peu utile à des créateurs installés dans différents pays francophones. Le coût dépend notamment du prestataire et des conditions applicables au compte du vendeur ; une part fixe par transaction peut aussi changer le résultat pour des fichiers peu chers vendus en grand nombre. Les égalités du calcul précédent restent donc des égalités de frais de plateforme, pas des égalités de revenu après encaissement.
La TVA change la charge administrative
Pour les ventes numériques concernées à des clients de l’Union européenne et du Royaume-Uni, Payhip prend en charge la collecte, la déclaration et le reversement de la TVA en agissant comme revendeur. Cette prise en charge est liée aux produits et territoires visés ; les autres taxes éventuelles demandent un examen distinct.
Les paramètres fiscaux de Sellfy permettent de calculer la taxe à la commande et d’exporter des données, mais le vendeur reste chargé de la déclarer et de la payer aux autorités compétentes. Pour une clientèle répartie entre plusieurs pays, cette répartition des responsabilités peut compter davantage qu’une petite différence d’abonnement. Le traitement à comparer dépend aussi de la nature exacte des produits vendus et du lieu où se trouvent les clients.
Email et impression à la demande selon le catalogue
Sellfy inclut le marketing par email dès Starter. Les relances de paniers abandonnés, la vente additionnelle et l’affiliation figurent sur Business et Premium : une boutique qui a besoin de ces fonctions doit comparer le prix du palier qui les contient. Payhip donne les mêmes fonctions de plateforme sur ses trois formules et permet d’envoyer des mises à jour aux clients ou de connecter un service d’email marketing. Si ce service externe est payant, son abonnement entre dans le coût réel de la boutique.
L’impression à la demande figure également dans les forfaits Sellfy. Elle a une valeur directe lorsqu’un créateur veut vendre des articles imprimés à côté de ses téléchargements, mais ses coûts de production ne sont pas compris dans les frais de plateforme calculés ici. Pour un catalogue composé seulement de fichiers, le volume de ventes, le plafond glissant et le traitement de la TVA pèsent plus directement sur le choix ; pour une boutique mêlant fichiers et produits imprimés, les fonctions disponibles peuvent justifier un forfait plus cher.
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