
Miro ou FigJam : économiser par siège peut coûter les fonctions de suivi

FigJam revient moins cher pour une équipe qui utilise le tableau surtout pour animer ses ateliers et suit les décisions ailleurs : la grille Professional de Figma affiche le siège Collab à 3 $ par mois. La grille tarifaire de Miro affiche Starter à 8 $ et Business à 20 $ par membre et par mois, avec facturation annuelle ; Business inclut la synchronisation bidirectionnelle avec Jira et Azure DevOps.
Le choix dépend donc de ce qui doit se passer après l’atelier. Starter apporte le mode privé et l’estimation intégrée ; Business devient pertinent si les actions créées sur le tableau doivent rester liées au gestionnaire de projet. Compter uniquement les personnes présentes, sans distinguer celles qui modifient le tableau de celles qui le consultent, gonfle aussi la comparaison.
Des sièges payants pour quels participants ?
Un siège Collab permet de modifier FigJam. Un siège View gratuit suffit pour consulter et commenter les fichiers auxquels une personne a accès ; les sièges Full et Dev donnent déjà accès à FigJam. La FAQ sur les sièges Figma précise ces droits et indique que l’offre gratuite permet à une équipe de collaborer sur trois fichiers. Ajouter un siège Collab à une personne qui possède déjà un siège Full ou Dev compterait donc deux fois son accès au tableau.
Sur Miro Starter, les membres de l’espace sont payants, mais un visiteur peut modifier un tableau partagé publiquement par lien, sans compte. Ce rôle peut convenir à un participant ponctuel ; le lien public impose toutefois un autre cadre d’accès qu’une invitation nominative. Business permet d’inviter des personnes connectées comme invités, avec accès aux tableaux auxquels elles sont conviées. Pour un atelier réunissant régulièrement des partenaires extérieurs, cette différence peut peser autant que le tarif des membres.
Les offres gratuites servent aussi de point de comparaison. Miro Free garde modifiables les trois tableaux les plus récents, alors que Figma Starter limite le nombre de fichiers d’équipe partageables. Une équipe qui archive et réutilise plusieurs rétrospectives distinctes atteint plus vite ces plafonds qu’une équipe qui organise un atelier occasionnel sur un même espace.
Le coût annuel pour 5, 10 et 30 personnes
Les montants ci-dessous sont des scénarios de calcul, en dollars, pour douze mois au tarif annuel affiché. Chaque éditeur FigJam reçoit un siège Collab Professional ; chaque éditeur Miro reçoit un siège membre. Les lecteurs FigJam utilisent View, et les personnes sans siège Miro ne font que consulter le tableau. Les calculs excluent taxes, options et sièges Figma déjà financés pour d’autres usages.
- Avec 5 éditeurs, le coût annuel est de 180 $ pour FigJam, 480 $ pour Miro Starter et 1 200 $ pour Business. Si 3 personnes modifient les tableaux et 2 les consultent, il descend respectivement à 108 $, 288 $ et 720 $.
- Avec 10 éditeurs, compter 360 $, 960 $ et 2 400 $ par an. Pour 5 éditeurs et 5 lecteurs, les trois montants sont de 180 $, 480 $ et 1 200 $.
- Avec 30 éditeurs, les montants atteignent 1 080 $, 2 880 $ et 7 200 $ par an. Si seuls 12 participants modifient les tableaux et que 18 les consultent, ils deviennent 432 $, 1 152 $ et 2 880 $.
Dans ces hypothèses, Starter coûte 60 $ de plus que Collab par éditeur et par an ; Business ajoute encore 144 $ par membre au coût de Starter. Ces écarts ne mesurent ni le temps de report des décisions dans un autre outil ni la valeur d’une synchronisation pour l’équipe. Ils montrent précisément quelle dépense doit être justifiée par les fonctions utilisées.
Mode privé et estimation : ce que paie Starter
Le tableau des fonctions Miro place le mode privé et l’application Estimation dans Starter, mais pas dans Free. Le mode privé masque temporairement les contributions pendant une séance avant leur révélation au groupe ; l’estimation permet de chiffrer collectivement des éléments de travail dans l’outil. Ces fonctions concernent le déroulement de l’atelier, indépendamment de la synchronisation des tâches après celui-ci.
Un tableau privé répond à une autre question : il limite qui peut accéder au contenu. Le mode privé règle ce que les participants voient pendant qu’ils contribuent à un tableau auquel ils ont déjà accès. Dans une rétrospective, cela permet de recueillir des réponses avant que les premières notes visibles n’orientent les suivantes ; lors d’une planification, l’estimation intégrée évite de déplacer cet exercice vers un autre dispositif.
FigJam propose le vote et un minuteur, utiles pour prioriser des idées et tenir le rythme d’une séance. Le comparatif de RetroTools distingue cependant ces fonctions du masquage avant révélation et de l’estimation native de Miro ; il relève aussi que les actions peuvent devenir des cartes dotées d’un responsable et d’une échéance. Des widgets peuvent compléter FigJam, mais leur emploi constitue un autre fonctionnement que ces fonctions intégrées.
Jira et Azure DevOps : quand Business change le calcul
Starter dispose de fonctions liées à Jira, notamment des cartes. Business ajoute la synchronisation bidirectionnelle avec Jira et Azure DevOps : une équipe peut alors relier davantage son travail sur le tableau aux éléments suivis dans ces outils. Il faut distinguer la présence d’une intégration dans un catalogue de la circulation des mises à jour dans les deux sens. Pour une équipe qui exige ce dernier fonctionnement, le prix pertinent dans la comparaison est celui de Business, et non celui de Starter.
Cette capacité a surtout de la valeur si les actions issues de l’atelier sont effectivement attribuées, tenues à jour et utilisées par l’équipe dans son gestionnaire de projet. Une équipe qui saisit déjà ses décisions dans Jira ou Azure DevOps après chaque séance peut préférer conserver FigJam et ce processus. La dépense supplémentaire de Business finance alors une possibilité de suivi plus intégré, dont l’intérêt dépend du travail que l’équipe souhaite garder lié au tableau.
Quel choix pour l’équipe ?
FigJam convient aux ateliers centrés sur la production et la priorisation d’idées, particulièrement lorsque les participants disposent déjà de sièges Figma payants et que les actions sont suivies ailleurs. Miro Starter répond à un besoin plus précis de facilitation : recueillir des contributions avant révélation, estimer dans le tableau et conserver des tableaux privés sans atteindre la formule Business.
Business prend son sens lorsque les invités doivent accéder aux tableaux avec leur propre identité ou lorsque la synchronisation bidirectionnelle avec Jira ou Azure DevOps fait partie du travail courant. Dans ce cas, le siège moins cher ne couvre pas le même circuit entre la décision prise en atelier et l’action suivie ensuite.
À lire aussi :
Articles similaires


Trello ou ClickUp : la simplicité gagne jusqu’au premier projet complexe

Buffer ou Metricool : quelques réseaux suffisent à inverser le prix

Miro vendu 1,355 Md$ : son sommet de 17,5 Md$ s’est évaporé

Miro : 1,355 Md$ pour l’entreprise, 1,79 Md$ pour les actionnaires

Teachable ou Podia : le volume des ventes peut inverser le choix
Abonnez-vous à notre newsletter
Recevez directement les dernières actualités sur le Web3, l’IA et les cryptomonnaies.