Agicap ou Okimia, lequel convient vraiment à une PME française ?

|Auteur: Équipe éditoriale de QUASA|7 min de lecture
Agicap ou Okimia, lequel convient vraiment à une PME française ?

Pour une PME française qui gère une seule société et dont les besoins entrent dans une offre à prix publié, Okimia donne le point de départ le plus facile à chiffrer. Agicap mérite une comparaison sur devis lorsque la consolidation de plusieurs sociétés, les paiements et les flux intragroupe deviennent centraux.

La taille de l’entreprise ne suffit pas à trancher. Le nombre de banques, d’utilisateurs et d’entités détermine le périmètre nécessaire ; la fréquence des prévisions et la place des paiements déterminent ensuite ce que l’abonnement doit réellement couvrir. Une petite équipe peut avoir besoin de fonctions avancées, tandis qu’une PME plus grande peut rester dans un usage simple.

Okimia : le prix publié dépend de limites précises

La grille tarifaire d’Okimia affiche, en paiement annuel, Starter à 69 € HT par mois pour une entité, deux banques, un utilisateur, trois scénarios et 3 000 transactions incluses ; Pro coûte 104 € HT par mois pour une entité, quatre banques, trois utilisateurs, cinq scénarios et 10 000 transactions. Starter vise les structures réalisant jusqu’à 2 M€ de chiffre d’affaires annuel, Pro celles allant jusqu’à 5 M€ ; au-delà ou pour plusieurs sociétés, l’offre Entreprise est sur devis. Ces seuils comptent autant que le prix : une troisième banque ou un deuxième utilisateur dépasse déjà les capacités incluses dans Starter.

Pro ajoute les vues prévisionnelles journalière et hebdomadaire, le multidevise et une intégration par API. Une PME qui doit ajuster ses décaissements à court terme ou relier la trésorerie à son outil de gestion peut donc avoir une raison fonctionnelle de passer à ce palier. Si elle suit surtout ses soldes et quelques hypothèses de trésorerie, le supplément achète des capacités qu’elle risque de peu utiliser.

Les paiements fournisseurs figurent dans les offres, mais les virements depuis un compte Okimia ou via EBICS TS, ainsi que les cartes, sont indiqués sur devis dans le détail de la grille. Le montant de l’abonnement ne représente donc pas à lui seul le coût d’un circuit de paiement. La même prudence vaut pour une intégration supplémentaire ou une formation personnalisée lorsqu’elle est nécessaire.

Agicap : un périmètre plus large à chiffrer

La présentation d’Agicap décrit la consolidation multi-entités, des prévisions journalières, hebdomadaires et mensuelles, des campagnes de paiement et le cash pooling. Elle distingue ainsi plusieurs usages : voir la position de trésorerie du groupe, prévoir les besoins à différents horizons et agir sur les fonds ou les paiements. Cette combinaison devient pertinente lorsque les décisions de trésorerie traversent les frontières entre sociétés.

Pour une PME mono-entité, la présence de ces fonctions ne dit pas si leur coût serait justifié. Le besoin peut se limiter au suivi bancaire et à quelques scénarios, ou inclure des validations de paiement et des rapprochements plus poussés. C’est le périmètre effectivement proposé, avec ses modules et ses éventuelles prestations de mise en place, qui permettrait de juger une offre Agicap face au palier Okimia correspondant.

Dans un groupe, la consolidation change la question. Un solde global peut être utile, mais les responsables financiers peuvent aussi devoir distinguer les liquidités de chaque société, suivre les flux intragroupe et organiser des paiements. Agicap présente ces fonctions ; Okimia réserve également la consolidation multi-entités à son offre Entreprise. Leur existence dans les deux catalogues ne donne pas, à elle seule, un prix comparable.

Trois profils, trois périmètres à payer

Comparaison des coûts annuels d’Okimia Starter et Pro selon le nombre de banques incluses.

Calcul sur douze mois, en euros hors taxes, à partir des prix publiés par Okimia et consultés le 6 novembre 2026. Les montants ci-dessous portent sur l’abonnement annuel indiqué dans la page tarifaire d’Agicap uniquement pour ce qu’elle permet de comparer : celle-ci précise un engagement minimal de douze mois et des offres sur mesure, sans afficher de montant public. Les scénarios sont des hypothèses de besoins, et les options sur devis ne sont pas ajoutées aux calculs.

  • TPE à deux banques. Hypothèse : une société sous le plafond de chiffre d’affaires de Starter, un utilisateur, trois scénarios au plus et aucun service de paiement facturé en supplément. Okimia Starter représente 69 € × 12, soit 828 € HT pour un an. Pour Agicap, le prix annuel et les modules compris doivent être précisés dans un devis ; aucun écart de coût vérifiable n’est disponible.
  • PME mono-entité à trois banques. Hypothèse : une société sous le plafond de Pro, deux utilisateurs, des prévisions hebdomadaires et aucun paiement optionnel. Starter ne couvre pas toutes ces capacités incluses ; Okimia Pro représente 104 € × 12, soit 1 248 € HT pour un an. Le passage de Starter à Pro ajoute 420 € HT sur cette période. Le montant correspondant chez Agicap reste inconnu sans devis établi sur le même périmètre.
  • Groupe de plusieurs sociétés. Hypothèse : plusieurs banques, une consolidation et un suivi des flux intragroupe sur douze mois. Okimia Entreprise et Agicap nécessitent tous deux un devis : aucun total annuel public ne permet de désigner le moins cher. Le devis doit détailler les entités, les connexions, les utilisateurs, les paiements et l’accompagnement demandés pour que les deux montants portent sur les mêmes usages.

Le deuxième cas montre pourquoi compter seulement les banques serait insuffisant : le nombre d’utilisateurs et la fréquence des prévisions conduisent au même changement de palier. Dans le troisième, attribuer au groupe le prix de Pro reviendrait à utiliser une offre destinée à une seule entité. Pour les deux premières entreprises, les totaux calculés restent des bases d’abonnement, hors fonctions dont le prix dépend d’un devis.

La durée d’engagement change le risque du choix

Les conditions générales d’Okimia distinguent l’abonnement sans durée minimale de celui dont l’engagement est fixé par des conditions particulières ou un devis. Dans le premier cas, la demande de résiliation doit parvenir avant l’échéance selon le préavis prévu ; dans le second, une sortie anticipée peut rendre exigibles les sommes restant dues jusqu’au terme. Le prix exprimé « par mois » en paiement annuel ne doit donc pas être interprété comme une dépense que l’on peut interrompre librement chaque mois.

Chez Agicap, l’engagement annuel minimal figure dans les conditions tarifaires citées plus haut. Pour une entreprise dont les banques, les entités ou le circuit de paiement pourraient changer prochainement, la durée engagée compte autant que le tarif facial. Une comparaison utile porte sur le coût de toute la période contractuelle et sur les modules inclus pendant celle-ci.

Des notes utilisateurs à lire avec leur échantillon

Les notes d’Agicap et de Fygr sur Capterra reposent sur des nombres d’avis très différents.

Le comparatif de Capterra affiche 4,3/5 pour Agicap sur 161 avis et 4,8/5 pour Fygr sur cinq avis. Fygr est le nom encore utilisé sur cette fiche pour le produit lié à Okimia. La note la plus haute repose donc sur un échantillon beaucoup plus petit : un seul avis représente un cinquième des réponses concernant Fygr, contre une fraction bien moindre de celles concernant Agicap.

Ces évaluations peuvent signaler des sujets à examiner, notamment la prise en main ou le support, sans départager à elles seules les offres actuelles. Les avis Fygr ont été publiés sous l’ancien nom et ne décrivent pas nécessairement toutes les fonctions aujourd’hui proposées par Okimia. Pour choisir, leurs notes doivent peser moins lourd que les limites de l’offre, le devis et les conditions d’engagement correspondant au besoin réel.

Quel choix pour chaque PME ?

La TPE du premier scénario dispose avec Okimia Starter d’un coût annuel chiffrable et d’un périmètre qui couvre ses hypothèses. La PME mono-entité du deuxième scénario doit regarder Pro : rester sur Starter pour son seul prix ignorerait des besoins déjà situés hors des capacités incluses. Dans les deux cas, Agicap peut entrer en concurrence si son devis détaille les mêmes fonctions et le coût total engagé.

Pour le groupe, le choix reste ouvert entre Agicap et Okimia Entreprise. Les deux annoncent la consolidation, mais les prix publics ne permettent pas de calculer un vainqueur. Le critère décisif devient alors le coût contractuel du dispositif complet, avec les banques, les sociétés, les prévisions et les paiements que l’équipe utilisera effectivement.

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